The film by the Spanish duo Aitor Arregi and José Mari Goenaga, in cinemas this Wednesday, June 24, tells with rare tenderness the return to the closet of a gay septuagenarian after his entry into a retirement home and the way he reclaims his desire.
Retired for about twenty years and recently separated, Vicente, 76, enjoys the sun in Maspalomas, a hotspot of gay tourism in the Canary Islands. The bronzed bodies parade on the beach, dating apps heat up and nights stretch between bars and saunas. Until, in the middle of a sexual encounter, the old man collapses, a victim of a stroke. He heads to San Sebastián, his Basque homeland, and a nursing home where the atmosphere is decidedly less sultry.
In this environment that he senses as hostile, the septuagenarian instinctively chooses to conceal his homosexuality. He speaks little, avoids questions and watches others live with a tired, wary mistrust. The film by José Mari Goenaga and Aitor Arregi depicts with finesse this constrained return to the closet and the way old reflexes reawakened.
Car derrière le vieil homme grincheux, se cache aussi une génération marquée par le franquisme, la honte et des décennies passées à compartimenter sa vie. Peu à peu pourtant, quelque chose se rouvre. Grâce à Xanti, son colocataire de chambre, hétéro bavard et un peu lourdaud, mais sincèrement attachant. Grâce, aussi, à un escort rencontré sur une application, qui lui rappelle que le désir ne disparaît pas comme par magie après 70 ans, malgré les efforts combinés de la société, des maisons de repos et des enfants gênés au moment du dîner.
Le film évite tous les pièges du “sujet de société” compassé. Il parle de vieillesse, de solitude et de sexualité avec une douceur jamais misérabiliste. Il rappelle surtout quelque chose que l’on oublie souvent : les vieux ne deviennent pas soudainement des bibelots émotionnels inoffensifs. Ils continuent à désirer, draguer, mentir parfois, tomber amoureux. Bref, à exister pleinement.
En choisissant Maspalomas comme titre, les cinéastes font de la station plus qu’un décor : un refuge, un horizon de liberté, un endroit où l’on peut être soi-même, loin des injonctions. Une idée magnifiquement portée par l’interprétation nuancée de José Ramón Soroiz, récompensé par le Goya du meilleur acteur.