Through the Lens of Eight International Artists, the Exhibition The Beat Goes On! Unveils a Manifesto of Clubbing that Is as Artistic as It Is Political. On View at the Quai de la Photo, in Paris, Until April 24, 2026.
This winter, with The Beat Goes On !, the Quai de la Photo in Paris takes on the atmosphere of a nightclub. On the program, a sonic and visual bath that celebrates DJs and performers, but above all anonymous clubbers. The exhibition welcomes visitors with backlit screens signed by the Montreal-based artist Karel Chladek, where bodies writhe passionately and the crowd enters into musical communion.
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Au sous-sol, deux motoscafi (répliques des bateaux taxi vénitiens) accostés font face à la vaste salle d’exposition mixant cinq décennies de clubbing à découvrir dans le désordre, mais en rythme. Quatre playlists, à scanner via un QR code sont proposées d’entrée de jeu : Techno Trans, Rave, Disco, et Groove Afro Indie House.
Patchwork visuel luxuriant courant sur les murs entre les miroirs à selfie, The Beat Goes On! invite le visiteur à prendre part à la fête et à se laisser happer par les scènes de liesse affichées en grand comme celles du légendaire New Yorker Bill Bernstein. Celles-ci immortalisent l’ère disco et ses clubs mythiques en noir et blanc mais non sans panache, ni paillettes. Et en observant les plus petits formats de près, on plonge dans le décor d’une époque où les différences de classe sociale, de genres, d’identités et discriminations semblaient suspendues le temps d’une nuit.
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La scène queer y est documentée activement du Brésil à Paris. Alexandre Furcolin saisit la scène underground psyché de Sao Paulo des années 2010, où le clubbing sort de sa boîte pour s’implanter dans des friches abandonnées. Les clichés de la franco-colombienne Tatiana Prieto – co-fondatrice du collectif queer et féministe Nuit Brune – témoignent quant à eux d’une scène parisienne actuelle inclusive et survoltée. Riches en couleurs et en sueur.
Espace d’expression et de résistance, le clubbing s’impose autant dans les images ténébreuses des raves clandestines franciliennes de Meyer dans les 90’s, que dans les transes hallucinatoires et bavant d’acides de son voisin anglais Tristan O’Neill. On retrouve ce métissage sur la platine et dans la foule : UK garage, drum’n’bass et jungle font des étincelles. Tout comme cette énergie du collectif, ce besoin insatiable de se rassembler autour d’un DJ comme guide, avec la musique comme langue universelle.
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Dans les années 2020 post-COVID, le clubbing se révèle plus fort que jamais, dans des instants de lâcher-prise, de “petite révolte” des corps et d’introspection, sous l’objectif de Fany Bardin. Ce désir de liberté prend aussi tout son sens dans le reportage réalisé par Julien Rahmani en Arabie Saoudite (initialement pour Trax Magazine). Le photographe saisit la jeunesse de Riyad, expérimentant ses premiers festivals électro dans un pays en pleine transition, entre modernité et tradition.
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Sur chacun des clichés de The Beat Goes On!, les normes et étiquettes s’effacent ainsi le temps d’une soirée, et sont priées d’attendre gentiment au vestiaire actant la dimension aussi artistique que politique du clubbing.