Arlo Parks: The Clubbing Renaissance

July 9, 2026

[Portrait to be found in the summer issue, in kiosks or by subscription.] The young British star Arlo Parks invites us to follow her to the end of the night with Ambiguous Desire, a third album released on April 3 in the form of a homage to clubbing culture and to the freedom it offers to queers. An essential for summer evenings.

Believe it or not, Arlo Parks only encountered the world of nightlife two years ago. It’s that at 18–19—the age when youth is spent on the dance floors—the British singer, born in 2000, had already begun to break through in music, signing in 2019 with Transgressive Records – the label that produced Sophie or the Foals – before releasing her first EP and its flagship track, hardly presaging a party: Super Sad Generation. Alas, scheduled for February–March 2020, her first European tour stumbled as the whole world did on a pandemic that sent her straight back home.

In her misfortune, Arlo Parks has a stroke of luck: the tracks she released in 2020, “Eugene” and “Black Dog”, exploring a intimate and introspective vein of bedroom pop, naturally find their place in quarantine playlists. The following year, they join her debut album, Collapsed in Sunbeams, which earns the singer the Mercury Prize and the Brit Awards’ Rising Star award. She finds herself opening for big names like Harry Styles or Billie Eilish.

Les montagnes russes de ses débuts ont-elles joué ? Toujours est-il qu’en 2022, la chanteuse annule sa tournée prévue aux États-Unis : “Je me suis poussée à l’extrême, bien plus loin et bien plus fort que je n’aurais dû (…), je suis à bout et j’ai vraiment besoin de faire une pause, de rentrer chez moi et de prendre soin de moi”, écrit-elle à ses fans, épuisée d’être sans cesse sur les routes, ainsi que par une rupture amoureuse. C’est pendant cette pause loin de la scène, au cours de laquelle sort toutefois son deuxième album, My Soft Machine (2023), qu’elle trouve le chemin des clubs, à New York mais aussi dans sa ville natale, Londres. “Je peux aller n’importe où, tant qu’il y a de la bonne musique”, résume-t-elle lorsque nous la rencontrons dans un hôtel du IXe arrondissement de Paris, à l’occasion de la sortie de son troisième album, Ambiguous Desire.

Album joyful for the “super sad” generation

Fini la bedroom pop, Arlo Parks lui préfère désormais des touches mesurées de techno (“Heaven”) et une inspiration UK garage (“Nightswimming”). À 26 ans, ses influences se sont étendues et la chanteuse évoque aujourd’hui Massive Attack, LCD Soundsystem ou encore Theo Parrish, le DJ américain spécialiste de la house, ainsi que Madonna, période Ray of Light. “En termes d’atmosphère, j’ai beaucoup été inspirée par des films de la Nouvelle Vague, qui misaient sur un rythme plus lent tout en se focalisant sur le langage du corps et la danse”, complète celle dont le prénom civil, Anaïs, révèle des racines francophones. Car si son père est Britannique d’origine nigériane, sa mère, d’origine tchadienne, lui a appris le français avant même l’anglais.

Piste après piste, Ambiguous Desire retrace tout un itinéraire de la fête, du trajet en taxi pour se rendre en boîte avec les copines – elle inclut d’ailleurs des bribes d’enregistrements de ces moments réels –, jusqu’aux lendemains de soirée. Ce faisant, l’album aborde l’expérience physique, psychologique et émotionnelle du clubbing. “Quand je suis en boîte, je me laisse totalement happer par la musique et l’ambiance, développe-t-elle. Tout à coup, c’est comme si je prenais conscience de moi-même, de mon corps, des émotions conflictuelles qui me traversent.” Une ambivalence qui hante l’album jusque dans son titre. “Pour dépeindre une vérité entière, il faut s’autoriser à montrer une chose et son contraire, philosophe la jeune femme. Il n’y a pas d’ombre sans lumière, et vice-versa.”

Bisexuelle, Arlo Parks a trouvé au passage son “Pink Pony Club”. “Les clubs queers forment des bulles rassurantes, avec des gens qui te ressemblent, pour une durée limitée, expose la nouvelle convertie. Ce sont des espaces où tu peux être qui tu as envie d’être, tout en satisfaisant un besoin de faire communauté.”

Lucide sur sa génération “super triste” prompte à se replier dans des espaces virtuels, c’est pour elle qu’elle a pensé cet album, comme “une célébration profondément joyeuse de l’identité queer et du fait de devenir pleinement soi-même”. Comme, aussi, une incitation à sortir, de soi et de chez soi, pour se rencontrer à nouveau : “Grâce à Internet, tu peux entrer en connexion avec des gens comme toi mais tu restes quand même dans ta solitude, ta distance. Se déplacer pour rencontrer ses adelphes, c’est bien plus concret et satisfaisant !” Épiphanie validée.

Sophie Brennan

Sophie Brennan

I’m Sophie Brennan, an Australian journalist passionate about LGBTQ+ storytelling and community reporting. I write to amplify the voices and experiences that often go unheard, blending empathy with a sharp eye for social issues. Through my work at Yarns Heal, I hope to spark conversations that bring us closer and help our community feel truly seen.